samedi 8 décembre 2018

Cap Horn

Aujourd'hui, je vais vous parler de mon "Cap Horn". Ce n'est pas le "fameux" que nous allons bientôt franchir dans environ un mois et demi, c'est mon régulateur d'allure qui porte le même nom. Avec Francis, qui en est également équipé, nous l’appelons le "RA" dans nos nombreux échanges par sms sur Iridium Go. 
Le Cap Horn fait complètement partie de l'équipage car il prend très souvent la relève pour barrer Chanik. Je l'utilise assez souvent en alternance avec les pilotes automatiques "Laurent", "Raymond" et "Leslie". 
Il m'est arrivé une petite mésaventure avec mon Cap Horn : Juste avant d'arriver en Nouvelle Zélande, j'ai perdu la Pale immergée ... elle est allée prendre un bain mais n'est jamais revenue à bord. C'est ballot ! Maintenant, sans elle, ça marche beaucoup moins bien ! J'ai donc profité de mon escale en pays Kiwi pour contacter le constructeur au Canada, Yves Gélinas et son associé Eric Sicotte. Ils ont été très réactifs. Fabriquée en urgence, immédiatement à la suite de mon appel, la pale a été envoyée dans les plus brefs délais à Otago Yacht Club, là où je suis en ce moment. Je viens de la recevoir.

Nous sommes quelques uns sur "La Longue Route" à utiliser le "Cap Horn". Voici le lien du constructeur Cap Horn 

En attendant d'autres nouvelles de nos aventures avec Francis, je vous laisse profiter de la petite vidéo de coucher de soleil sur laquelle ont aperçoit le "Cap Horn", mon régulateur d'allure

mercredi 28 novembre 2018

Escale en Nouvelle Zelande

https://www.odt.co.nz/news/dunedin/solo-round-world-yachtsman-takes-long-way-homeJe suis arrivé lundi soir en Nouvelle Zélande. Je suis à Dunedin au "Otago Yacht Club" où j'attends Francis qui devrait arriver d'ici peu. Ses voiles d'avant sont à réparer.
En attendant voici un article paru dans le "Daily Times" d'hier.
Je vous en dirais beaucoup plus très bientôt ...
Bonne lecture

jeudi 22 novembre 2018

mercredi 14 novembre 2018

Génois, Anatifes et ... Champagne !

Comme prévu, Francis est venu me rejoindre à l'abri de la baie de Dover. Nous avons pu ainsi effectuer ensemble les réparations sur son gréement et particulièrement sur son génois. Il est ensuite monté en tête de mât pour un contrôle général. La vérification de sa trinquette s'est conclue par un démontage. Il aura ainsi tout le loisir de faire une bonne séance de couture en mer. Changer des pièces sur son pilote automatique et rendre étanche son coffre arrière seront les derniers travaux effectués sur son voilier « Alizés 2 ».
J'ai profité de cet halte pour gratter nos coques pleines d'anatifes (connus aussi sous le nom de bernacles). Ces parasites s'étaient surtout accumulés à l'arrière, de beaux bestiaux de 10 cm de long. La combinaison de 5mm de Francis n'était pas superflue pour aller patauger dans une eau à 13 ºC et aller batailler pour les extraire, c'est que ça tient bien ces « machins » ! On a enfin retrouvé la glisse de nos canotes avec leur coque toute propre.
Un grand merci à Matt du club de voile de Dover pour nous avoir autorisés à utiliser leurs bouées et à Jeremy pour son guidage par vhf. Tous deux nous ont offert aussi leur aide et leur assistance que nous avons déclinées. Nous avons préféré rester autonomes et ne pas descendre à terre. Nous évitons ainsi de compter cet arrêt comme escale.
Cela nous a permis également de laisser passer une grosse dépression, juste de quoi repartir sereins. 
La cerise sur le gâteau : faire sauter le bouchon de champagne et fêter la mi-parcours de notre « Longue Route Solidaire » Hummm ... un vrai régal de partager ça ensemble ! Une occasion unique pour refaire le monde ...
Nous avons repris notre route hier, cap vers Le Bono que nous espérons atteindre dans 4 mois ... 

samedi 10 novembre 2018

Interview de Magali Thiboud sur la Longue Route 2018

Merci Bruno pour cet interview de ma Galy, le 15 juin 2018, quelques jours avant mon départ du Bono :

vendredi 9 novembre 2018

Tasmanie

Chanik dans la baie de Dover .
 Je suis arrivé hier soir (jeudi 8 novembre) à 19h locale (GMT + 10) dans la baie de Dover, près de Hobart en Tasmanie. J'ai trouvé un abri tranquille pour attendre Francis. Nous interviendrons ensemble sur son gréement qui a subi des dommages lors de la dernière dépression. Nous enlèverons son génois qui s'est explosé dans le gros temps et bien entortillé autour de l'enrouleur. Nous mettrons en place son génois de rechange. Ce n'est pas une escale. Nous ne mettrons pas le pied à terre. L'idée est de rester autonome ...
Chanik va bien, elle tient le coup et je m’efforce de prendre toujours soin d'elle pour que nous arrivions ensemble en bon état. En attendant nous continuons à  profiter ensemble de cette belle aventure qui a déjà de nombreuses péripéties à son actif. L'océan Indien ne nous a pas épargné, fidèle à sa réputation, il nous a fait comprendre qu'il fallait rester toujours prudent si on voulait continuer à prendre du plaisir. Serait-ce là,une limite à la liberté choisie ?
En attendant, le marin aussi va bien. C'est pour beaucoup, grâce à sa Pénélope, Magali qui le soutien toujours et particulièrement dans les moments les moins faciles. Sans elle tout cela n'aurait pas été possible ! Nous avons, nous aussi, encore un long parcours à faire ensemble ...

vendredi 19 octobre 2018

Gestion de l’energie à bord

Chose promise, chose due ! Je vous ai parlé récemment de ma façon de gérer l'eau au cours de ce beau périple. Dans le même esprit, aujourd'hui je vais aborder le thème de l'énergie à bord. Autre vaste domaine qui va, encore une fois, être traité de façon légèrement différente d'un bateau à l'autre mais toujours avec une problématique commune à la base.

Notre principale source d'énergie, il va sans dire, c'est le vent. Le propre d'un voilier est bien sûr d'utiliser ce vent pour avancer. On pourrait en rester là - tout serait dit - et nous glorifier orgueilleusement en clamant haut et fort que nous n'avons besoin de rien d'autre. Nous serions ainsi les rois du bilan carbone. Mais nos voiliers sont également équipés de plus en plus de « trucs » qui se sont rendus « indispensables » pour assurer notre petit confort. Mais au fait, comment faisait-on avant ? Tous ces « machins » ont besoin d'électricité pour fonctionner et c'est ici que les ennuis commencent. Parce qu'il n'y a pas d'autres mots pour parler d'électricité à bord. C'est une vraie source de problèmes. Il y a deux principales raisons à ça : l'humidité permanente et les secousses. Oui, pour faire simple, un voilier ça trempe dans l'eau et ça bouge tout le temps, pour bénéficier d'un bon circuit électrique il existe de meilleures conditions !

Mais commençons par le début et faisons notre « bilan électrique ». Qu'est ce que c'est que ça encore ? Pour faire simple, il faut savoir combien on a besoin d'électricité par jour. Rappeler vous, les fameux Ampères. Ce sont les batteries qui vont nous les fournir, il faudra donc disposer d'un nombre suffisant pour faire fonctionner tout cela. Et enfin il faudra être capable de recharger ces batteries au fur et à mesure. 
Pour calculer le besoin en électricité il faut connaitre la consommation des appareils utilisés et leur temps de fonctionnement dans la journée. Le parc batteries doit être égal à 4 fois cette consommation journalière. Et enfin, le "must" est de profiter d'installations adéquates pour assurer la charge. 
Comparons un peu tout cela avec le fonctionnement de notre voiture. Celle-ci dispose d'une batterie qui permet de démarrer le moteur et de faire fonctionner les phares, essuie-glaces et autres auto-radio. C'est l'alternateur couplé au moteur qui assure la charge de cette batterie. Sur un voilier le principe général est le même. Il y a aussi un alternateur bien sûr ! Il serait largement suffisant pour la navigation côtière. Quand le moteur tourne et recharge en même temps les batteries, le tour est joué !
En revanche sur un voilier qui part faire le tour du monde pendant 300 jours, on ne peut pas se contenter de l'alternateur pour recharger les batteries. Il nous faudrait une quantité de gaz-oil énorme et bonjour notre fameux bilan carbone dont nous étions si fier au départ ! Cet alternateur, on se le garde en ultra grand secours au cas où ... Pour recharger les batteries sur un voilier, on peut utiliser aussi des panneaux solaires, une éolienne ou encore un hydrogénérateur. Il existe également des systèmes d'alternateurs attelés à la ligne d'arbre. Là encore il faut faire des calculs pour savoir si tout ça nous permettrait de suffisamment charger nos batteries. Les panneaux solaires ont besoin de soleil, Lapalisse n'aurait pas dit mieux ! L' éolienne a besoin de vent et l'hydrogénérateur a besoin de vitesse pour fonctionner. Il faudra donc s'équiper en bonne connaissance de cause.

Quelques chiffres pour les puristes : dans le cadre de La Longue Route, Chanik a besoin de 100 Ampères par jour pour faire fonctionner le pilote automatique (le plus gros consommateur d'électricité), les appareils et feux de navigation ainsi que l'éclairage et autres petits accessoires. Il n'y a ni frigo, ni chauffage, ni dessalinisateur qui sont de gros consommateurs, eux aussi, d'énergie. C'est un choix assumé. Pour fournir cette énergie, je dispose quand même d'un parc de 4 batteries de 100 Ampères chacune. Le moteur qui ne tourne jamais - ah ça y est, j'ai retrouvé la fierté de mon bilan carbone - dispose de sa propre batterie pour son démarrage. Pour charger les batteries j'ai 200 Watts de panneaux solaires, une éolienne (dont j'ai déjà cassé deux pales mais qui fonctionne malgré tout, un peu moins bien c'est certain !) et un hydrogénérateur dont je ne me sers que très rarement, en grand secours. 

Au final, comme pour l'eau, il faudra savoir être économe et ne pas gaspiller son électricité. Un bon contrôleur devient un accessoire très pratique pour connaitre en permanence l'état de sa consommation.

Nb : je n'ai pas trouvé de petit nom sympa pour l'installation électrique. Buzz, peut-être ! comme « Buzz l'éclair » ... mais il doit y avoir mieux. Je vous laisse y réfléchir. Vous pouvez me soumettre le fruit de vos réflexions. Le gagnant aura droit à ... là c'est moi qui vais réfléchir !

En attendant Chanik et moi nous approchons tranquillement de l'Australie. Le Cap Leeuwin n'est plus très loin. Mais je vous en parlerai à ce moment là. D'ici là, vous pouvez toujours suivre notre position sur les cartes ...

A bientôt,