dimanche 13 janvier 2019

Meilleurs voeux du Pacifique

Aujourd'hui la météo est plutôt clémente. Le temps revient au beau, presque 19 degrés affichés au thermomètre cet après-midi, la mer est encore bien agitée avec une houle qui diminue progressivement, il ne reste plus que 3 mètres. Nous sommes au milieu du Pacifique et je vous souhaite une bonne année 2019.

Nous venons d'essuyer une nouvelle dépression assez rock'n roll, genre machine à laver sur mode essorage. Des rafales à plus de 45 noeuds et une houle de 6 mètres. Heureusement que nous avons suffisamment de recul grâce à nos fichiers météo, cela nous permet de nous positionner au mieux lorsque le mauvais temps pointe le bout de son nez. Dans ces conditions, on n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer. 

Ce n'est pas tous les jours aussi violent. Il y a aussi les journées calmes, longues, froides et grises durant lesquelles le temps glisse sans accrocher et nous laisse souvent songeurs ... ça peut aussi arriver au milieu du Pacifique et oui !

Et heureusement il y a ces magnifiques journées, comme aujourd'hui. Retour en terrasse pour profiter du soleil et admirer nos amis les albatros qui nous font grâce de leurs majestueuses arabesques dont eux seuls ont le secret. Je vous envoie cette carte postale, de l'autre bout du monde, pour vous accompagner tout au long de cette nouvelle année. Soyez heureux, ne vous laissez pas gagner par la morosité du mauvais temps ou des mauvaises nouvelles distillées en permanence sur les media. Prennez un peu plus de recul. Profitez de la nature, des amis et de la famille. Retrouvez le gout de l'échange et de la communication. Ressentez le bonheur des petits plaisirs. Lancez-vous dans vos projets. Vivez sans compter votre temps. Quand vous aimez, osez le lui dire.

Meilleurs voeux

mercredi 19 décembre 2018

Dunedin

Viennent de s'achever 3 semaines d'arrêt épiques en Nouvelle Zélande. Nous avons repris la mer mardi matin avec Francis, après avoir résolu ensemble ses nombreux problèmes. Nous étions venus ici simplement pour faire réparer ses voiles d'avant et au final de nombreuses péripéties se sont accumulées. 
Cela a commencé par les mauvaises conditions météo qu'il a dû affronter, ce qui a décalé son arrivée d'une semaine après moi à Dunedin. La fatigue accumulée pendant les derniers jours passés dans des conditions de mer très difficiles l'a amené à se rapprocher un peu trop des cailloux ... bilan : un trou dans l'étrave et une entrée d'eau de 100 litres/heure. Rentrée d'urgence à Port Chalmers et mise au sec du bateau en chantier pour réparer l'étrave.
La presence à bord de "Navy", le chat de Francis, ne fut pas du tout du goût des autorités. Le charmant petit compagnon de Francis dans ce long périple s'est subitement transformé en une bête pestiférée pouvant introduire la rage en Nouvelle Zélande. S'en est suivie une longue période de quarantaine incontournable, déchirant le coeur de notre déjà malchanceux ami navigateur.
Un coefficient de marées un peu élevé nous a permis également de découvrir sans le vouloir les dessous d''Alizes2", le bateau de Francis. Hummm ...
Et enfin, la réparation des voiles a pris un temps fou. Il a fallu les amener à Christchurch, à 350 km plus au nord, pour trouver un voilier sérieux digne de ce nom. Pour ce faire, la location d'une voiture s'est très vite soldée par un accident en pleine ville, le temps de s'apercevoir que nos amis Kiwi, conduisent à gauche. Quelle idée ! Au final, les réparations des voiles étaient parfaites. 
Autant vous dire qu'il ne faut plus parler de Nouvelle Zélande à Francis. Heureusement que les gens sont très gentils, toujours prêts à rendre service, sans attendre quoi que ce soit en retour, on aurait peut-être des leçons à prendre de ce côté là ! Nous avons bénéficié d'un accueil remarquable. Particulièrement de la part de Barry, le directeur très dévoué de "Otago Yacht Cub". Un grand merci à toi l'ami !

Quel bonheur de reprendre la mer !

Cap vers le Horn et Le Bono ...

samedi 8 décembre 2018

Cap Horn

Aujourd'hui, je vais vous parler de mon "Cap Horn". Ce n'est pas le "fameux" que nous allons bientôt franchir dans environ un mois et demi, c'est mon régulateur d'allure qui porte le même nom. Avec Francis, qui en est également équipé, nous l’appelons le "RA" dans nos nombreux échanges par sms sur Iridium Go. 
Le Cap Horn fait complètement partie de l'équipage car il prend très souvent la relève pour barrer Chanik. Je l'utilise assez souvent en alternance avec les pilotes automatiques "Laurent", "Raymond" et "Leslie". 
Il m'est arrivé une petite mésaventure avec mon Cap Horn : Juste avant d'arriver en Nouvelle Zélande, j'ai perdu la Pale immergée ... elle est allée prendre un bain mais n'est jamais revenue à bord. C'est ballot ! Maintenant, sans elle, ça marche beaucoup moins bien ! J'ai donc profité de mon escale en pays Kiwi pour contacter le constructeur au Canada, Yves Gélinas et son associé Eric Sicotte. Ils ont été très réactifs. Fabriquée en urgence, immédiatement à la suite de mon appel, la pale a été envoyée dans les plus brefs délais à Otago Yacht Club, là où je suis en ce moment. Je viens de la recevoir.

Nous sommes quelques uns sur "La Longue Route" à utiliser le "Cap Horn". Voici le lien du constructeur Cap Horn 

En attendant d'autres nouvelles de nos aventures avec Francis, je vous laisse profiter de la petite vidéo de coucher de soleil sur laquelle ont aperçoit le "Cap Horn", mon régulateur d'allure

mercredi 28 novembre 2018

Escale en Nouvelle Zelande

https://www.odt.co.nz/news/dunedin/solo-round-world-yachtsman-takes-long-way-homeJe suis arrivé lundi soir en Nouvelle Zélande. Je suis à Dunedin au "Otago Yacht Club" où j'attends Francis qui devrait arriver d'ici peu. Ses voiles d'avant sont à réparer.
En attendant voici un article paru dans le "Daily Times" d'hier.
Je vous en dirais beaucoup plus très bientôt ...
Bonne lecture

jeudi 22 novembre 2018

mercredi 14 novembre 2018

Génois, Anatifes et ... Champagne !

Comme prévu, Francis est venu me rejoindre à l'abri de la baie de Dover. Nous avons pu ainsi effectuer ensemble les réparations sur son gréement et particulièrement sur son génois. Il est ensuite monté en tête de mât pour un contrôle général. La vérification de sa trinquette s'est conclue par un démontage. Il aura ainsi tout le loisir de faire une bonne séance de couture en mer. Changer des pièces sur son pilote automatique et rendre étanche son coffre arrière seront les derniers travaux effectués sur son voilier « Alizés 2 ».
J'ai profité de cet halte pour gratter nos coques pleines d'anatifes (connus aussi sous le nom de bernacles). Ces parasites s'étaient surtout accumulés à l'arrière, de beaux bestiaux de 10 cm de long. La combinaison de 5mm de Francis n'était pas superflue pour aller patauger dans une eau à 13 ºC et aller batailler pour les extraire, c'est que ça tient bien ces « machins » ! On a enfin retrouvé la glisse de nos canotes avec leur coque toute propre.
Un grand merci à Matt du club de voile de Dover pour nous avoir autorisés à utiliser leurs bouées et à Jeremy pour son guidage par vhf. Tous deux nous ont offert aussi leur aide et leur assistance que nous avons déclinées. Nous avons préféré rester autonomes et ne pas descendre à terre. Nous évitons ainsi de compter cet arrêt comme escale.
Cela nous a permis également de laisser passer une grosse dépression, juste de quoi repartir sereins. 
La cerise sur le gâteau : faire sauter le bouchon de champagne et fêter la mi-parcours de notre « Longue Route Solidaire » Hummm ... un vrai régal de partager ça ensemble ! Une occasion unique pour refaire le monde ...
Nous avons repris notre route hier, cap vers Le Bono que nous espérons atteindre dans 4 mois ... 

samedi 10 novembre 2018

Interview de Magali Thiboud sur la Longue Route 2018

Merci Bruno pour cet interview de ma Galy, le 15 juin 2018, quelques jours avant mon départ du Bono :